SYNTAXERROR

SYNTAXERROR

SYNTAXERROR
avec Daturascore, loackme, Spøgelsesmaskinen, Mark Webster
du 3 au 19 avril 2025
Reception le samedi 5 avril, de 17h à 21h 

> Dossier de presse 

L’exposition présente les travaux d’artistes qui interrogent les frontières du langage. En décomposant l’image, en perturbant la linéarité du texte ou en subvertissant les algorithmes, ils transforment des cadres rigides en espaces d’expérimentation. Esthétique du bruit et du tramage, déconstruction du signe à travers une altération contrôlée : ces processus leur permettent de transformer la trame digitale en une matière mouvante. Ils établissent des systèmes visuels et en révèlent les structures cachées.

Des écrans pixellisés de Spøgelsesmaskinen, des systèmes génératifs de Mark Webster, des explorations algorithmiques du dithering par loackme ou encore des structures animées de Daturascore, à la frontière entre abstraction géométrique et organicité. Leurs approches interrogent le rapport entre organisation et point de rupture, lorsque le système commence à se fracturer, produisant des compositions inattendues.

Spøgelsesmaskinen présente la série Babel où l’image est soumise à une organisation rigoureuse favorisant un affichage en petit format pixelisé sur écran LED. Ce travail met en avant une esthétique volontairement réduite à son essence numérique, dans une démarche constructiviste, en écho à la construction par paliers de la Tour de Babel. En utilisant les caractères graphiques du système de caractères PETSCII comme éléments de base, Babel génère des phrases abstraites en trois dimensions. Par cette accumulation et cette superposition rigoureusement orchestrées, l’œuvre joue sur la matérialité du langage, transformant le texte en un édifice visuel.

Mark Webster interroge la matérialité du langage en le transformant en pur objet visuel. Sa série Language is Broken, réalisée avec Processing, poursuit la réflexion amorcée avec distraKted et repousse les limites de la structuration linguistique. Il en extrait une organisation fondamentale qui prend des aspects purement graphiques. En perturbant les formes typographiques, Il met en lumière à la fois l’essence visuelle du langage et sa fragilité. 

Dans sa série Breaking Point, loackme explore en profondeur le potentiel expressif du dithering. Souvent utilisé pour simuler des dégradés ou compenser les limites d’affichages numériques, il en fait ici le sujet principal. Cette série explore les paramètres de l’algorithme, introduisant une tension entre systématisme et chaos. Breaking Point capture cet instant fragile où l’organisation stricte du dithering commence à se fracturer, engendrant des structures et tramages complexes.

Daturascore réinvente l’architecture dans la série Architronics, à travers un langage graphique épuré. Cet exercice de style, basé sur l’animation de GIFs en noir et blanc, repose sur des structures 3D simples qui se transforment continuellement. Plutôt que d’être une forme figée, l’architecture devient une entité qui s’adapte, mute et négocie avec son propre équilibre, ses résidents, son environnement. Son mouvement accéléré évoque à la fois la croissance organique et l’érosion du temps, jouant sur l’impermanence et les anomalies numériques.

SYNTAXERROR met en avant ces processus qui déconstruisent, transforment et réinventent le langage visuel, révélant des images en tension entre disparition et apparition.

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